Route Dabola-Faranah : un calvaire pour les usagers, la mauvaise qualité des travaux pointée du doigt(constat)

Le tronçon Dabola-Faranah à l’image de plusieurs autres du pays, se trouve dans un état piteux. De nos jours, pratiquer cette route relève d’un parcours du combattant à cause de la mauvaise qualité des travaux effectués par une entreprise de la place. La boue et la poussière s’alternent au gré des saisons. Sur le même trajet, un dalot situé à la sortie de DABOLA, juste après le pont sur le fleuve Tinkisso, s’est affaissé.

Dans cette affaire, les citoyens des deux villes pointent du doigt la ‘’mauvaise’’ foi de l’équipe de contrôle déployée sur les lieux à la fin de ces travaux. Et selon les informations recueillies sur place, la route Dabola-Faranah fait partie des routes nationales qui n’ont jamais connues de bitumes.

Rencontré par notre reporter, un spécialiste en ponts et chaussées a confirmé la thèse selon laquelle, la mauvaise conception et la mise en œuvre, ont caractérisé ces travaux.

« Sur les routes nationales particulièrement les dalots, l’épaisseur de leur corps ne doit pas être au-dessous de 25 cm. Comme c’est la route nationale, le corps de l’épaisseur peut aller jusqu’à 30 cm. Puis que c’est le béton armé, dans ce que cas, il faudrait que le ferraillage soit conséquent. Nous remarquons sur cette image que, le ferraillage ne répond pas aux critères d’un ferraillage d’une route nationale. Non seulement ce qui est arrivé est une faute technique mais ; elle pouvait être décelée à temps. Par ce que, tout travail réalisé par une entreprise mérite d’être vérifié par une équipe de contrôle.  Il y a eu de contrôle sérieux après ces travaux et s’il y en a eu, l’équipe de contrôle n’a pas été vigilante », a expliqué Balla Moussa KONATÉ.

Tout au long du trajet, des bourbiers, trous béants et autres obstacles sont visibles et freinent par fois la circulation. Sur une distance de 108 kms, les usagers y passent entre 4 à 5 heures. En dehors de ce grand retard, les chauffeurs dénoncent encore les pannes des engins roulants qui sont fréquentes.

« Entre Faranah et Dabola, la route est impraticable.  Nous avons bougé à Faranah à 6h et il sera bientôt midi, jusqu’à présent, nous sommes toujours route. Nos véhicules tombent trop en panne sur ce tronçon. Cela nous pénalise beaucoup », a déploré Mamadou BARRY, chauffeur.

 

Constat fait par Mamadou Kaly SOW, pour espacetvguinee.info 

 

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