La loyauté même avec le diable, le guinéen en est capable…( Par Daouda Mohamed CAMARA)

Il est grand temps d’ouvrir grands les yeux pour voir en face la réalité. Avec simplement une petite dose de bonne foi, facile de s’apercevoir que le problème en Guinée et entre les guinéens est plus profond qu’on ne l’imagine.

Les crises politiques, les crises sociales, et même les crises économiques sont plus qu’une évidence au bled. Mais parfois, jaloux de son moi, le regard sur le nombril, le guinéen détourne le regard sur la réalité pour s’attarder sur le non essentiel. Sa seule et unique préoccupation, c’est son moi

Sinon aujourd’hui, il n’y a qu’à sortir de son moi pour comprendre que le pays va mal. Le mal du pays est profond mais personne en tout cas la majorité n’a de souci que pour ce qui l’intéresse directement.

Des guinéens meurent par la faute de l’appareil d’État, mais le guinéen ne s’attriste que lorsque le mort est un proche ethnique ou politique. Vous vous faites braquer en plein jour, au vu et su d’autres guinéens, mais vous n’avez la compassion que lorsque vous parlez soit la même langue ou vous êtes de la même communauté.

Malgré le temps de dénonciations les plus acerbes contre un pouvoir, il suffit juste qu’un proche bénéficie d’une promotion du même pouvoir pour voir le langage du guinéen changer.

La loyauté même avec le diable, le guinéen en est capable, tant que c’est pour préserver ses intérêts, c’est-à-dire son moi. Moi par-ci, moi par-là, c’est le jeu favori du guinéen. Pour preuve, tout un quartier peut manquer d’eau et d’électricité, le seul ayant les moyens de s’en offrir, ne s’indignera jamais du mal qui touche la majorité.

Et pourtant, c’est peut-être aussi l’effet amnésique qui frappe le guinéen, pour ne pas comprendre que la roue a tourné pour certains, elle tourne pour d’autres aujourd’hui et pourrait aussi tourner pour vous demain.

Tellement que tout le monde est devenu ours mal léché, tout le monde ferme les yeux sur l’arbitraire surtout quand l’arbitraire frappe des gens qu’on dit ne pas aimer.

Et pourtant avec l’arbitraire, tout le monde est en danger. Même les puissants du jour, car personne n’est assez fort pour rester fort éternellement. La roue tourne et elle tourne plus vite qu’on ne l’imagine. Et seule la justice et l’État de droit peuvent nous protéger tous, y compris les puissants qui peuvent devenir faibles et vulnérables du jour au lendemain.

Le plus déplorable et inquiétant, c’est le silence coupable et total de ceux qui censés lever le ton quand il le faut. Celui qui garde le silence soit par couardise soit par intérêt personnel, pense que ça n’arrive qu’aux autres, jusqu’à ce que le bâton de l’arbitraire le frappe fort un jour. Ah le retour du bâton, Alpha Blondy l’a chanté en disant de faire attention au retour du bâton ! Les dignitaires d’hier savent bien de quoi je parle.

À bientôt !!!!

Daouda Mohamed CAMARA.

 

leave a reply