Guinée : « sur la deux-centaine de partis politiques, difficile de les catégoriser en fonction de… », (édito)

Avec près de deux cent partis politiques, les guinéens de plus en plus se laissent dominer par la chose politique sans en avoir la bonne connaissance. Pas besoin de courant ou d’idéologie du parti pour y adhérer, le militantisme guinéen se résume simplement à l’affection pour la personne ou sa communauté. C’est vrai que la communauté n’est pas un mal en soi, mais jamais un socialiste ne saurait être un libéral dans le fond. Il nous le dit ce matin, Daouda Mohamed Camara

Les mouvements et partis politiques sont des associations de personnes librement constituées en vue d’une action politique. Les mouvements politiques visent une action politique de portée générale ou spécifique selon les cas

Ainsi naquirent en France les termes de gauche et de droite. Le terme de droite étant réservé aux idéologies souhaitant la conservation du monde présent, comme le libéralisme économique, et celui de gauche aux idéologies contemporaines moins radicales comme la Social-démocratie.

Aux États-Unis, vous avez les Républicains et Démocrates qui s’opposent

En politique, dans la métropole, les notions de droite et de gauche sont une manière de catégoriser les positions politiques, les idéologies ou les partis, selon les valeurs qu’ils défendent, notamment sur le plan économique et social. L’opposition entre la droite et la gauche structure fortement l’échiquier politique, bien qu’il existe aussi des politiques se définissant comme centriste, c’est à dire non alignées sur l’axe gauche-droite.

Ce détail ou ce rappel, nous amène à porter un regard sur la pratique de la politique en Guinée puisque rien n’est inné à la Guinée, tout a été calqué sur la politique française.

Aujourd’hui sur la deux-centaine de partis politiques, difficile de les catégoriser en fonction de leur courant ou leur idéologie. Libéralisme, socialisme, conservatisme, communisme et fascisme chez les autres, et en Guinée, chaque parti politique se réclame certes d’un courant sur papier, mais dans la pratique, les réalités sont tout autres.

C’est en Guinée, consciemment ou inconsciemment, que les partis et mouvements politiques de courant différents s’allient et disent mener le même combat. C’est quand-même paradoxale non ? Un libéral qui pactise parfois avec un socialiste parfois pour s’opposer à un socialiste et vice-versa.

À observer de près et en s’amusant à mieux comprendre le paradoxe, attention, vous risquez de provoquer en vous des céphalées, puisque vous ne le comprendrez jamais.

Pour s’apercevoir du contraste entre l’idéologie prônée par les partis politiques guinéens et le combat mené, répertoriez juste les alliances et coalitions qui se font et se défont au gré des acteurs selon leurs intérêts à surpasser un obstacle.

Sous Alpha Condé par exemple, qu’est que les guinéens n’ont pas eu et vu avec des transfusés, des mouvements de va et vient ?

Malheureusement pour les militants, leur engagement politique ne rime jamais avec la conviction pour les projets de société mais soit pour le leader, soit pour la communauté. Et puisque cela les arrange, aucun parti ne prend sur lui la mesure d’expliquer dans les moindres

détails ce que c’est que l’idéologie ou le courant politique pour lequel le citoyen est prêt à militer.

Sinon en mille ou en un mot, un socialiste ne saurait être allié d’un libéral.

 

  Daouda Mohamed CAMARA

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