Guinée /dialogue inclusif : « il faut qu’on se fasse confiance maintenant », dixit Dr Faya MILLIMOUNO

Un cadre de dialogue inclusif a été créé par décret dans la soirée du lundi,19 septembre 2022 par le président de la transition, le Colonel Mamadi DOUMB OUYA. Cette fois-ci, il (dialogue) sera piloté par le premier ministre Bernard GOMOU et sous l’œil vigilant des médiateurs nationaux. Après cette annonce, plusieurs acteurs politiques guinéens ont pris la parole chez les ‘’Grandes Gueules’’ de radio espace Guinée.
Joint au téléphone, le président du Bloc Libéral (BL) Dr Faya MILLIMOUNO, trouve salutaire la démarche du CNRD avant d’inviter les acteurs politiques à se faire confiance.
« C’est une avancée qu’au moins, on ne va plus se mettre à définir les mots, concertation ou le dialogue. Désormais, c’est le dialogue inclusif et sera dirigé par la première ministre. Je crois que c’était entre autres les revendications que certains acteurs avaient faites. Donc, il ne reste plus qu’aller autour de la table pour qu’on parle de l’avenir de la Guinée. Ce n’est pas au cours du dialogue que les choses ont capoté par le passé. C’est la mise en œuvre des accords signés avait posé problème. C’est là où les choses n’ont pas marché. Donc, on ne va pas réinventer la roue. Même cette fois-ci si on a la volonté politique d’aller autour de la table se parler, nous allons trouver des accords. Je suis convaincu qu’avec la volonté que dégage le CNRD et le gouvernement quelques choses de positive va en sortir », a dit le président du BL.
Aux acteurs politiques qui veulent la présence d’un médiateur international, le leader du BL ne s’oppose pas à ce principe :
« S’ils veulent avoir l’œil d’un médiateur international, on peut le faire revenir. Peut-être, la présence du médiateur international, les médiateurs guinéens tout cela peut être mis ensemble pourvu que cette fois-ci nous ayons l’occasion de nous parler et de parler de l’avenir de notre pays. Si d’autres estiment que sans la présence d’un étranger, nous ne pouvons pas nous parler, alors faisons venir un médiateur ».
Et de poursuivre : « Je crois qu’il faut qu’on se fasse confiance maintenant. Qu’on se dise que, ce processus était déjà en marche. Donc je pense que tous les premiers actes posés sont dans le sens de réussir à mettre les clients autour de la table pour parler de leur avenir. Que cela coïncide à un sommet qui se projette, cela ne veut rien dire. Avant cela, on parlait de dialogue, ça existait et ça se faisait », a précisé Dr Faya.
Espacetvguinee.info