Conflit domanial : un officier tente de s’accaparer d’un domaine d’une femme à Cobayah village

Un conflit domanial oppose le commandant de la gendarmerie territoriale de Koubia à madame Maimouna Soumah. Cette dernière accuse l’officier de la gendarmerie de vouloir lui retirer son domaine situé à Cobayah village Nord. Madame Soumah dit avoir été agressée par Togbacé Maomi et sa famille. Ils ont été condamnés par le TPI de Dixinn. Mais cette décision de justice n’est toujours pas appliquée. Pendant ce temps, les menaces de morts et agressions continuent de pleuvoir sur Maimouna Soumah.

Les parcelles numéro 24 et 25 du lot 22, à Cobayah village Nord, ont été acquises légalement par Maimouna Soumah en 2008. Dix ans plus tard, le Lieutenant-Colonel TOGBACE MAOMI réclame la paternité de l’une des parcelles. Lui et sa famille ont agressé madame Soumah selon comme le témoigne ces images et le rapport du médecin légiste. L’officier a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, par le TPI de Dixinn, condamné à 5 ans de prison ferme et une amende de 500 millions de francs guinéens, sa mère a été aussi condamné à un an de prison ferme. « Le juge Charles Wright avait décerné un mandat de dépôt contre lui mais ce mandat n’est pas exécuté jusqu’à date. Je me demande si la justice est là pour les pauvres ou pour tout le monde », s’interroge Maimouna Soumah.

Pendant ce temps, l’officier s’acharne contre sa victime. Le vendredi dernier, au camp Samory Touré, il récidive. « J’ai été agressée par le monsieur au camp Samory. C’est là-bas qu’il m’a qualifié de folle. Il est allé même jusqu’à dire que je suis sa femme pour étouffer l’affaire avant d’ordonner à ses subordonnés de me faire sortir », dénonce Maimouna Soumah.

Entre temps, Maomi, a trouvé un géomètre qui lui a élaboré un faux plan cadastral et qui l’attribue le domaine. La dame porte plainte contre Demba BAH, le géomètre.  Ce dernier reconnaît sa forfaiture à la DPJ et devant le juge d’instruction de Dixinn. Contre toute attente, il a été relaxé par le juge. Au ministère de la justice, elle aurait été brutalisée, extirpée du bâtiment par des hommes en uniforme. « Ils ont dit que l’ordre vient du ministère. J’ai décidé alors de me rendre là-bas. Malheureusement, le nommé Sékou Keita avait fait une sortie dans les médias où il m’a considérée comme une folle ».

Sur le terrain, plusieurs ordonnances ont été prises pour l’arrêt des travaux. Sans succès. Maimouna Soumah sollicite l’intervention du Chef de l’Etat pour récupérer son domaine.

Mamadou Kaly Sow/ Mamadou Bhoye Bah

leave a reply