Conakry/Insalubrité : la santé des habitants de Cité de l’air menacée par les eaux usées

A Gbéssia cité de l’air dans le quartier Béhanzin, dans la commune de Matoto, les eaux usées dictent leur loi sur les citoyens. Difficiles pour eux  de se déplacer à cause des saletés et les odeurs nauséabondes que dégagent ces eaux de toilettes.  Une préoccupation pour les mères de familles qui interpellent les autorités.


Le quartier Behanzin n’a pas de fosse septique, conséquences, les eaux usées se donnent rendez-vous sur la route. Quand il est 16 heures, c’est une grande quantité d’eau de toilette qui inonde la route. L’on peut même le comparer à une rivière alors que sa source est inconnue. Hawa Touré exprime son cri de cœur. « Nous souffrons énormément ici. Ils versent de l’eau sale contenant des déchets humains devant nos concessions. Nous ne pouvons même pas nous rendre à la mosquée, ni faire des petits commerce devant nos maisons moins encore  aller au marché et nos enfants aussi tombent souvent malade».



Les citoyens du quartier Behanzin en ont marre de la situation. L’odeur des eaux usées est devenue insupportable avec sa couleur noire. Ceux qui veulent se déplacer sont obligés de patienter en attendant l’écoulement de l’eau. « Parfois si les ordures sont de grande quantité nous utilisons les râteaux. Nous nettoyons toutes sortes d’ordures des Pampers, des seringues car il y a plusieurs cliniques aux alentours. C’est pourquoi quelques fois nous tombons malade. Il faut que les autorités nous viennent en aide ».


D’ailleurs même les enfants n’échappent pas à la descente de cette eau sale. Parfois ils en boivent et s’exposent  à des maladies chroniques se plaint cette mère de famille.  Pour Kadiatou Cissé, « Cité de l’aire est dans un état d’insalubrité avancé. Ce matin  mes voisins m’ont alerté alors que j’étais au marché pour m’informer que mon enfant est tombé dans l’eau sale. Le petit a bu cette eau usée donc vraiment nous demandons de l’aide ».


Les femmes se retrouvent impuissante face à l’insalubrité, elles accusent le chef de quartier de n’avoir rien fait pour changer la donne. C’est une personne qui s’est porté volontaire pour construire un petit pont afin de soulager les citoyens fait savoir  cette mère de famille.


La construction des caniveaux dans le quartier, c’est ce que sollicitent ces femmes. En entendant, elles sont obligées de cohabiter avec les ordures de tout genre.

Fatoumata Condé

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