Rétrospective 2020: voici ce qui a marqué le secteur de l’éducation au cours de l’année

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Dans le secteur de l’éducation, l’année 2020 aura été une véritable tourmente. Le système éducatif, déjà fortement affecté par les mouvements syndicaux et politiques, s’est davantage affaissé au cours de l’année. Evidemment la crise sanitaire du COVID-19 en est la principale cause.  Ainsi, pour la première fois, l’école guinéenne s’est mise aux arrêts en pleine années scolaire et académique.

2019-2020 : c’est l’année scolaire et universitaire qui aura le plus subi durant la dernière décennie en République de Guinée. Déjà, dès le début de l’année civile, le niveau pré-universitaire de l’école guinéenne ressentait les conséquences des derniers rapports de force entre le SLECG d’Aboubacar Soumah et le gouvernement guinéen sur des points de la grille revendicative des enseignants.

L’année scolaire se poursuit, et se heurte rapidement, comme toutes les activités, à la pandémie du nouveau coronavirus. La vitesse de la propagation de la maladie ne permet pas la tenue des cours vu les mesures prises par les autorités.

Ainsi, le 24 mars 2020, le gouvernement annonce officiellement l’arrêt des cours au sein des écoles et universités.

Et le 27 mai 2020, les cours à distance retransmis en direct à la radio, et la télévision nationale commencent. Des cours qui n’auront eu qu’une faible audience chez les élèves et étudiants.

Trois mois plus tard, les cours normaux reprennent, avec des mesures exceptionnelles pour sauver une année dont plusieurs observateurs voulaient blanche. En dépit de l’impact considérablement préjudiciable de la crise sanitaire sur l’année scolaire, les examens sont programmés du 05 au 25 Aout 2020. Des évaluations dont la tenue fut fortement décriée. Elles se sont soldées par des résultats peu reluisants avec, 55,86%, 35,59% et 44,43% d’admis, respectivement à l’examen de fin d’études élémentaires, au Brevet d’études du premier cycle et au Baccalauréat unique. L’échec historique de la préfecture de Koubia, avec zéro admis au BEPC, a particulièrement retenu l’attention.
Dans les établissements scolaires, le Covid 19 a changé les habitudes. Désormais le lavage des mains est obligatoire, le port du masque fortement démis.

Avec la réouverture des classes, les frais de transport ont presqu’augmenté à 100%. Une situation qui avait provoqué la colère des étudiants.  Ainsi, le lundi 21 septembre 2020, les universités guinéennes se mettent en ébullition. Ce sont celles Gamal Abdel Nasser et General Lansana Conté de Sonfonia qui donnent le ton du mouvement de protestation contre le cout élevé du transport, après un fort écho sur les réseaux sociaux du hastag « 1500 c’est bon ». Face à l’ampleur de la mobilisation, le gouvernement cède aux exigences estudiantines la même soirée.

Cependant, les revendications syndicales, elles, se sont estompées. Le SLECG d’Aboubacar SOUMAH, a dû sursoir à son mouvement. Les 8 millions tantôt réclamés ne semblent plus être à l’ordre du jour.

A la mort de Louis M’Bemba, des négociations furent engagés pour réunir les deux factions du SLECG, d’Aboubacar Soumah et de Kadiatou BAH. La tâche s’annonce difficile.

Le dénouement de cette année 2020 aura été marqué par deux faits essentiels. D’abord, la nouvelle grogne des étudiants contre, cette fois-ci, le cout élevé des frais d’inscriptions et de réinscription, qui ont finalement été supprimés par le Chef de l’Etat. Ensuite, l’affaire NabayaGate, les accusations de détournement de plus de 200 milliards de francs guinéens, portées à l’encontre de la ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

L’année 2020 laisse ainsi un calendrier scolaire et universitaire bien chargé et très perturbé.

Abdourahmane Sénateur Diallo

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