Enseignement technique : le ministre Alpha Bacar Barry parle de quelques innovations enregistrées

Le ministère de l'enseignement technique et de la formation professionnelle souffre de nos jours d'un manque criard de formateurs de qualité

Le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle est en manque criard de formateurs détenteurs d’un diplôme de hautes études. En tout cas, c’est ce qui ressort de la communication faite par le patron dudit département lors de son passage ce mercredi,07 septembre 2022 dans l’émission les grandes gueules de radio Espace. Pour combler donc ce vide, le ministre Alpha Bacar Barry compte désormais sur des formations programmées par son équipe.

« Dès notre arrivée, nous avons mis un système en place qui nous a permis de redéployer nos agents qu’on appelait les non postés en tenant compte bien sûr des compétences de chacun. On les a recrutés mais, ils ne sont pas utilisés. Ils sont compétents et jeunes la plupart. Ils ont été envoyés au niveau des divisions, sections et autres. La deuxième des choses, nous avons lancé une opération de recrutement de 250 professionnels dans tous les domaines. Ça c’est au niveau de l’administration et il s’agit de nos compatriotes Guinéens qui vivent à l’étranger et ceux qui sont au pays qui ne se trouvent pas dans la chaîne. Ce processus de recrutement continue, il n’est pas terminé.
Il y avait aussi un vide au niveau des formateurs dans les écoles normales. Le manque de professeurs qui est un grade se fait sentir. Cela fait huit ans, on en avait pas. Ceux qui existent ont été orientés vers autres choses. Tout de suite et sous financement du ministère, aujourd’hui il y a une centaine de personnes qui suivent la formation dans ce sens à l’Institut supérieur des sciences de l’éducation. Ils sortiront avec des masters. Bref, plusieurs accords ont été signés entre notre département et des partenaires nationaux et internationaux dans ce sens.
Nous avons mis en place un mécanisme en faveur des travailleurs du département qui veulent obtenir un master, doctorat, les diplômes d’ingénieur et le ministère paie. Ce sont des actions qui favorisent le développement du capital humain chez nous.
Autre chose phare, nous avons également chez nous ce qu’on appelle le contrat décernât. Ce contrat consiste à financer les études supérieures de quelqu’un du ministère qui prend un engagement de revenir travailler au compte du déplacement au moins pendant dix ans après sa formation avant d’aller ailleurs », a fait savoir le ministre.

Sur la question liée à l’employabilité des jeunes guinéens, Alpha Bacar Barry est clair là-dessus.

« Le problème qu’on a en Guinée est que, chaque famille veut avoir un universitaire. Pour certains, tous ceux qui n’ont pas été à l’université ne peuvent avoir du travail en Guinée. Ce qui n’est pas vrai. Pour moi, la meilleure manière d’obtenir très vite un travail en Guinée, c’est bien de passer par une école technique et professionnelle. C’est dans ce cadre que nous allons faire une grande communication autour de ces écoles techniques et professionnelles. Une démarche qui aidera nos jeunes de comprendre les avantages liés à celles-ci>, a martelé le patron du département de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en Guinée.

Eloi KAMANO

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