« Bantama SOW m’a empêché de faire mon travail, et c’est dommage… », accuse Paul Moussa DIAWARA

Reconnu ces derniers temps pour ses sorties ‘’fracassantes’’ contre toute personne qui s’attaque aux actions du CNRD, Paul Moussa DIAWARA fait encore parler de lui. Invité de l’émission des ‘’Grandes Gueules’’ de radio espace Guinée de ce jeudi,15 septembre 2022, le président du parti MPD (mouvement des patriotes de Guinée), n’a pas fait de cadeaux à ses anciens collaborateurs du régime déchu.

Dans la même émission, ce journaliste transformé en homme politique a été aussi dure vis-à–vis de la presse française avant de se prononcer sur la crise guinéenne.

« Il est de mon devoir de prendre ma plume pour parler de ce que je qualifie, de l’ingérence illégale des médias français. Des gens qui restent entre les quatre murs d’un studio pour raconter leur vie et qui pensent connaitre la Guinée plus que nous. On ne peut pas rester à paris et ouvrir un site d’internet guinéen, s’informer et s’arrêter là. Il faut effectuer le déplacement pour faire des reportages vous-mêmes. Mediapart dit que, la liberté de la presse est menacée en Guinée. Cela est une contre vérité. Par ce que, depuis l’avènement du CNRD au pouvoir, aucun journaliste n’a été arrêté. Au contraire, le colonel DOUMBOUYA fait la promotion de la presse guinéenne. Il y a eu même, la réhabilitation de la HAC pour réguler les médias dans l’esprit de préserver la liberté de la presse en Guinée. Donc, c’est l’absence de cette institution qui serait dangereuse. Pour moi, les actions posées ces derniers temps sont salutaires même si ça n’arrangent pas d’autres. Alors, pour faire des omelettes, il faut casser les œufs », a indiqué l’actuel bras droit de Dr. Faya MILLIMOUNO.

Sur la question lée à la détention des cadres du RPG arc-en-ciel à la maison centrale de Conakry, Paul Moussa DIAWARA, démande à la justice de son travail dans les règles de l’art. : « Je ne suis pas la justice. C’est normal pour un cadre de rendre compte de sa gestion. Mais, il faudrait  que cela se passe dans les règles de l’art. Les gens oublient une chose importante. Inculper ne veut pas dire qu’on est coupable. Laissons la justice faire son travail, On verra la suite ».

Parlant du dialogue inter-Guinéens, l’invité des  »GG » a sa lecture de la situation: « Il faut dire que, la volonté politique est affichée par le colonel Mamadou DOUMBOUYA. La preuve en est que, le médiateur de la CEDEAO a même reconnu l’existence de ce cadre de dialogue. C’est pourquoi, il a demandé aux contestataires de rejoindre la table de dialogue . Maintenant, qu’est ce qui pose problème aujourd’hui ? Je pense qu’il faut meubler ce cadre de dialogue en mettant en place un secrétariat permanent et les commissions techniques. Ainsi, des leaders politiques doivent arrêter avec cette affaire de préalables avant d’aller au dialogue. Il faut reconnaitre que la nature a horreur du vide et les absents ont toujours tort.  C’est au tour de la table qu’on doit tout parler pour tomber d’accord sur les choses qui pourront faire avancer la Guinée».

Sur son départ du RPG arc-en-ciel, le président du MPG donne ses raisons : « il y a eu plusieurs rencontres que je n’ai pas été invité. Pour moi, je ne suis plus important pour le RPG . Donc, je suis allé où on m’a tendu la main. Et présentement, je suis avec la coalition CPR dirigée par DR Faya Millimouno », s’est-il défendu avant de martelé ceci : « Bantama SOW a été un adversaire qui m’a empêché de faire mon travail. Et dommage pour l’administration et pour l’OGP », a-t-il accusé.

Espacetvguinee.info