Yattaya : soupçonné de complicité de vol , Lansana Bangoura meurt en détention

La circulation était paralysée ce lundi matin au quartier Yattaya dans la commune de Ratoma. A l’origine, la mort d’un citoyen, la nuit dernière alors qu’il était en détention à la maison centrale de Conakry pour une affaire de complicité de vol. Les citoyens réclament justice pour le père de famille.

Le décès d’un citoyen après son incarcération à la maison centrale est à l’origine de cette manifestation qui a paralysé la circulation dans la matinée de ce lundi à Yattaya. C’est le vendredi 8 février dernier, que Lansana Bangoura Roy pour les intimes domicilié au quartier Yattaya à été arrêté par la BAC N° 5 pour une affaire de vol de poste téléviseur. La victime aurait été indexée par une jeune dame comme complice d’un cas de vol au quartier kobaya. « Ils sont venus à la maison pour l’arrêter sans mandat d’arrêt. Quand on l’a interpellé,  je suis venu aux nouvelles et on m’a pris pour m’envoyer avec lui jusqu’à Nongo », explique Ibrahima Barry, ami de la victime.
Après son audition au commissariat de Nongo sans aucune clarification, il aurait été poursuivi en justice avant d’être incarcéré à la maison centrale de Corontthie. Ce lundi matin, un coup de téléphone annonçant sa mort à sa famille a déclenché un mouvement de protestations dans le quartier. Toute la matinée de ce lundi, la circulation est restée perturbée sur la rue principale de Yattaya par les citoyens en colère. « Nous nous remettons au jugement du Seigneur. C’est une famille composée de 13 personnes,  toutes ces bouches sont à nourrir », Aboubacar Keira, chef quartier Yattaya . 
Les jeunes du quartier réclament justice, son épouse aussi. Il aurait été demandé à la famille de payer 10 millions de francs guinéens pour sa libération. Cette caution ne sera finalement pas payée. Lansana est décédé en détention. « Ils ont fait un papier pour le transférer à  Kaloum.  Là-bas,  le procureur a demandé 10 millions pour qu’on le libère. On était à la recherche de ce montant et ce matin, on apprend qu’il est mort », nous confie l’épouse de la victime.


Bernard Koundouno / Bhoye Bah

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