Transition en Guinée : quel outil pour évaluer le travail du CNT?

Le conseil national de la transition de 2010 a eu ses mérites et ses faiblesses. Celui de 2022 doit tout faire pour consolider les acquis et produire une constitution qui ne souffre d’aucune contestation. Certains membres du CNT s’engagent à œuvrer pour offrir à la Guinée des institutions fortes et d’autres leaders ignorés dans le choix des candidats appellent à la vigilance. 

Ils sont d’accord, le conseil national de la transition de 2010 dirigé par Rabiatou Serah Diallo a eu le mérite de faire un travail que le régime déchu n’a pu consolider. « C’est l’institution qu’il faut juger à la fin de la transition. Si on nous propose une constitution qui prend en compte les aspirations du peuple de Guinée, je pense qu’on doit les accompagner. Mais, si la constitution proposée ne va pas dans le sens de l’intérêt du pays, on doit dénoncer et rejeter cette constitution. En tout cas, au FUDEC c’est notre position. C’est le peuple qui est souverain et il doit être vigilant car s’il se fait respecter, il sera respecté », précise Loudah.

Aujourd’hui, la Guinée fait face à une nouvelle transition. Pour la mener à bien, il faut agir  à la fois  avec rigueur et souplesse. « Ce n’est qu’après la transition qu’on pourra juger ce CNT, c’est-à-dire savoir s’il a été à la hauteur des attentes du peuple. Qu’ils (les conseillers NDLR) voient la Guinée, l’intérêt supérieur de la nation », ajoute-t-il.

Mamadi Kaba, conseiller, s’engage à contribuer à la réussite de la transition. « Je n’ai pas seulement l’espoir, j’ai l’engagement qu’il faut pour contribuer efficacement à la réussite du CNT et par ricochet à la réussite de la mission globale de la transition en cours dans notre pays ».

Au terme de leur mandat, tous les guinéens souhaitent tourner définitivement les pages des transitions.   C’est d’ailleurs l’une des promesses du colonel Doumbouya.

Bhoye Bah/ Sadjo Baldé

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