Covid-19 en Guinée : le secteur du transport très affecté ( Aboubacar Sylla)

Le ministre des transports était face aux médias ce mercredi pour présenter les mesures d’accompagnement liées au transport dans le cadre de la seconde phase du plan de riposte du gouvernement contre la pandémie de la COVID-19. Aux nombre de ces mesures, le ministre d’État souligne que la distanciation sociale a impacté sur le nombre de personnes dans les transports en communs.

La covid 19 depuis son apparition constitue un défis tant sur le plan sanitaire que celui socio-économique. La Guinée qui a notifié son premier cas en mars dernier, enregistre aujourd’hui un des taux de guérison les plus encourageants en Afrique soit 80% de personnes malades sorties guéries des différents centres de traitement pour 0,6 % de décès. Les transports, un des services les plus affectés par cette pandémie dans le pays a connu des perturbations dans ses différents secteurs à savoir terrestre, aérien, martime et portuaires.

«Partout les usagers et les exploitants ont senti le poids de ces mesures dans la rentabilité de leurs activités. Comme vous le savez, on a décidé que les conducteurs devaient réduire considérablement les passagers, le transport aérien, tout s’est arrêté d’un coup parce-que tout simplement l’aéroport a été fermé. En ce qui concerne le transport maritime, on a eu la chance de ce côté, la réduction à ce niveau est à 15%», explique Aboubacar Sylla.

Pour atténuer l’impact de la crise sanitaire sur les activités maritimes et portuaires, le gouvernement dans son plan de riposte a pris la décision de supprimer les frais de surestaries sur les bateaux. Conséquences de cette décision: l’État a perdu plus de 8 milliards de fg les compagnie près de 6 millions de dollars. «Si continue avec la gratuité des frais de surestaries, vous avez des marchandises qui vont rester des mois et des mois au port. Comme les espaces y sont limités, cela engorgerait le port et faire en sorte que certaines navires ne peuvent plus débarquer des marchandises», prévient le ministre des transports.

En dépit de la subvention accordée aux transports pour la gratuité des bus et du train Conakry Express, le tarif des transports en commun a doublé. Le pporte-parole du gouvernement en est bien conscient. « Nous sommes avec les syndicats et la fédération patronale de transport, nous allons réfléchir pour voir comment trouver une solution mais c’est une situation difficile puisque nous ne pouvons pas dire aux chauffeurs de baisser le prix du transport alors qu’on a diminué le nombre de passagers».

La CEDEAO invite ses membres à rouvrir les frontières à partir du 15 juillet prochain. Une date aussi choisi par certaines compagnies aériennes qui souhaite reprendre leurs liaisons avec l’aéroport de Conakry. Aboubacar Sylla estime qu’il revient a l’État de prendre les décisions qui s’imposent. «C’est l’Etat qui va décider à un moment donné si on va reprendre les vols. Mais notre préoccupation, ce de ne pas réimporter la maladie en Guinée».

Idrissa Barry/Bhoye Bah

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